En fait, je suis d’un optimisme qui me surprend. C’est nouveau, c’est bien. Je m’esquinte les doigts à faire des paquets d’une tonne cinq qui finiront au fond d’une benne à ordures, mais ça va. Je vais parfaitement et correctement, merci de s’en soucier de temps à autres. J’apprécie grandement les courbes des gentes damoiselles pressées de prendre le bus. Leurs talons surdimensionnés caressent l’asphalte à coups saccadés. Ça me fait triquer. Allez savoir quel traumatisme de l’enfance se cache derrière cet excès de testostérone. N’imaginez pas les fantasmes qui se trament dans mon cerveau lorsque je vois ces grandes dindes s’agiter, ça vous brouillerez les neurones. Quoiqu’il en soit, j’aime tout autant le ciel et les nuages que les poitrines opulentes. Ça fait de moi un mec sain, non ? Je redécouvre le cinéma coréen aussi. C’est le pied. Sans escarpin, naturellement épuré ou outrageusement bariolé. Entre Hong-Kong et le voisin nippon, mais terriblement envoûtant de différence. Ajoutons dans le mixer une gousse de politique, nourri du schisme entre les deux Corées et du passé autoritaire du Sud, et vous obtenez ce que j’aime. Et puis les coréennes ont un fort capital de sympathie auprès de ma personne. Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, je ne suis pas une tante, ni un communiste.
Ah non, je n’ai pas parlé du communisme, tiens.
Les rouges, avec leurs marteaux, leurs chants patriotico-archaïques -merdiques, en sommes-, leurs faucilles, leur lutte paysanne, leurs outils des champs, leurs usines polluantes, leur populace affamée scandant le nom du leader, leur armée, leurs ogives nucléaires, leur économie socialo-démaguo-capitaliste, leur complexe d’infériorité, leurs tuniques moches, … j’arrête là ? Hé, je vous vois venir. Je n’ai rien contre les Chinois. Ni contre les bourgeois socialistes de Shanghai. Ni contre leur appareil politique totalement corrompu. Ni contre leur JO qui puent la censure et la répression. La Chine c’est cool, et tout le monde profite de ce régime merveilleusement ingénieux. Une voie socialiste de marché. Fallait y penser, quand même. Mes respects à la matière grise qui a pondu ça. Il était bon, le gars. Il est peut être dans un cachot en train de cracher ses poumons sur de la paille humide à l'heure qu'il est. Mais on s'en fout, il était bon quand même. Quoiqu’il en soit, les chiens n’enculent pas que des chats, la moitié des Chinois doivent avoir une sacrée expérience anale. Une bottine militaire dans le fion, ça te détend le tube digestif comme il faut. Pas besoin de lubrifiant, ça passe comme un TGV Beijing-Tianjin. Et même pas besoin de rails.
Enfin bref, les banderoles des marxistes en puissance me font doucement rire. Les nazes du Nouveau Parti Anticapitaliste qui défilent feraient une drôle de tronche sur la place Tienanmen, face à des chars et des soldats moins douillés que les CRS. Parce que les cocos, faut pas croire que l’utopie égalitaire existe. Et puis quoi encore. L’Homme est trop pourri pour ça. L’oncle Lénine l’avait intégré, en bottant le cul des Blancs et en rebaptisant Saint-Pétersbourg. Tant que je tiens les couilles des buveurs de vodka, que je leur balance le droit à une économie de marché locale qui les fait survivre, que j’enfonce mon doigt ganté de fer dans les culs récalcitrants, tout ira bien dans le meilleur des mondes. Staline a copié la recette, en plus bourru. Où elle est ton égalité, pauvre connard ? À un endroit que la morale m’interdit d’évoquer. Ah non, je l’ai déjà cité précédemment. Mis à part ça, je nourris aucune attirance maladive pour le côté du derrière. Je suis parti dans une tirade anticommuniste qu’on me reprochera en me traitant de nazi, ça n’était pas prévu. Revenons donc à nos moutons. Je parlais de mes occupations bienheureuses. Du jazz et de Harry Bosch. Non ? Vous chercherez sur Google alors, vous avez qu’à être dans ma tête.
J’écris aussi. Pas que les lignes torturées de mon esprit. Des nouvelles. J’envisage la possibilité de fabriquer dans un futur plus ou moins proche l’alternative qui me conduirait à dessiner l’espoir d’imaginer quelque chose de moins court et de plus construit sur la longueur. Le problème du roman, c’est que la constance du style est primordiale. Une baisse de régime et hop, c'est la dégringolade. Une ossature du récit doit être mis en place, je ne suis guère fan, peut être même hostile à cette idée qui tuerait mon inspiration créatrice. Mais bon, j’aimerai quand même sauter le pas un jour. Ça ne m’empêche pas les personnages du monde de papier de venir visiter la caverne sous mon crâne. Y a de la place. On pourrait néanmoins me qualifier d’écrivaillon en mal d’inspiration. On peut d’ailleurs me qualifier de pleins de sobriquets. Ou on peut utiliser mon modeste patronyme comme insulte frivole dans les dîners. Si, ça se fait. Puisque je vous le dis. On me crache dessus de temps à autres. Mais j’ai un bon parapluie. Ça filtre. Pas les odeurs putrides de la trahison, par contre. Le progrès avance, mais pas à ce point. Parce que, mince, je n’ai plus beaucoup de potes. Quand les vôtres vous snobent comme si vous n’étiez qu’un vase Ming dans les cases de Tintin, votre vie sociale en prend un sacré coup sur la tronche. Mais ça ne me fâche pas outre mesure. Je suis très zen après tout. Heureusement pour moi. Si je ne le serai pas, mon Dieu les tartes que certains se mangeraient sévère dans les dents. Ils finiraient avec des excès de diabète dans le sang, c’est moi qui vous le dit. On partage un même RER, une même discussion, une même amitié et on se permet de vous poignarder dans le dos lorsqu’il est tourné vers ailleurs. On ne rentre pas dans un moule alors on est exclu comme un lépreux homosexuel d’une communauté qu’on croyait tolérante. Marrant, hein ? Si, c’est drôle quand on prend l’histoire de manière parfaitement posé. Ce que je fais. J’espère qu’ils ont honte de leur stupidité. Sinon, les pauvres. La pauvre, tiens, celle qui se croit maîtresse des arts, qui a «voyagé» partout et a tout vu, qui agrémente chacune de ses phrases de remarques d’une intolérance abjecte et, comble de la malchance, qui se croit ouverte d’esprit plus qu’il n’en faut. Qui juge reçoit les pierres qu’il envoie. C’est peut être de Jésus ça. C’est que je vais avoir les cathos au cul si ça continue. Allons bon, je me donne trop d’importance.
Allez, bonne nuit.
J’écris aussi. Pas que les lignes torturées de mon esprit. Des nouvelles. J’envisage la possibilité de fabriquer dans un futur plus ou moins proche l’alternative qui me conduirait à dessiner l’espoir d’imaginer quelque chose de moins court et de plus construit sur la longueur. Le problème du roman, c’est que la constance du style est primordiale. Une baisse de régime et hop, c'est la dégringolade. Une ossature du récit doit être mis en place, je ne suis guère fan, peut être même hostile à cette idée qui tuerait mon inspiration créatrice. Mais bon, j’aimerai quand même sauter le pas un jour. Ça ne m’empêche pas les personnages du monde de papier de venir visiter la caverne sous mon crâne. Y a de la place. On pourrait néanmoins me qualifier d’écrivaillon en mal d’inspiration. On peut d’ailleurs me qualifier de pleins de sobriquets. Ou on peut utiliser mon modeste patronyme comme insulte frivole dans les dîners. Si, ça se fait. Puisque je vous le dis. On me crache dessus de temps à autres. Mais j’ai un bon parapluie. Ça filtre. Pas les odeurs putrides de la trahison, par contre. Le progrès avance, mais pas à ce point. Parce que, mince, je n’ai plus beaucoup de potes. Quand les vôtres vous snobent comme si vous n’étiez qu’un vase Ming dans les cases de Tintin, votre vie sociale en prend un sacré coup sur la tronche. Mais ça ne me fâche pas outre mesure. Je suis très zen après tout. Heureusement pour moi. Si je ne le serai pas, mon Dieu les tartes que certains se mangeraient sévère dans les dents. Ils finiraient avec des excès de diabète dans le sang, c’est moi qui vous le dit. On partage un même RER, une même discussion, une même amitié et on se permet de vous poignarder dans le dos lorsqu’il est tourné vers ailleurs. On ne rentre pas dans un moule alors on est exclu comme un lépreux homosexuel d’une communauté qu’on croyait tolérante. Marrant, hein ? Si, c’est drôle quand on prend l’histoire de manière parfaitement posé. Ce que je fais. J’espère qu’ils ont honte de leur stupidité. Sinon, les pauvres. La pauvre, tiens, celle qui se croit maîtresse des arts, qui a «voyagé» partout et a tout vu, qui agrémente chacune de ses phrases de remarques d’une intolérance abjecte et, comble de la malchance, qui se croit ouverte d’esprit plus qu’il n’en faut. Qui juge reçoit les pierres qu’il envoie. C’est peut être de Jésus ça. C’est que je vais avoir les cathos au cul si ça continue. Allons bon, je me donne trop d’importance.
Allez, bonne nuit.




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