lundi 3 août 2009

Plouf

La vie se résume parfois à une danse. Des pieds qui s’agitent en cadence, des bouches qui murmurent des mots insensés, un amère silence qui vient clore l’euphorie, envoyant valdinguer les danseurs dans le trou du cul du néant. La mélodie offre tout de même, en un rare instant, une certaine perfection, égale aux sublimes pics qu’une existence peut atteindre, avant de basculer dans le fossé. Cet abîme, on le nomme comme on le peut, souvent, on l’affuble de termes techniques comme dépression post-partum, lorsque le ventre dégonflé d’une mère devient le signe de la déchéance du couple. On a souvent cette image de moi, seul dans mon coin à ressasser des idées noires dans un verre de on ne sait quoi. Pourtant je n’ai pas été enceinte depuis longtemps. De toute façon, ce n’est qu’une vision bizarrement inexacte qu’on les gens bien pensants, en posant leur regard dédaigneux sur l’abjecte insecte que je suis.

En fait, je suis d’un optimisme qui me surprend. C’est nouveau, c’est bien. Je m’esquinte les doigts à faire des paquets d’une tonne cinq qui finiront au fond d’une benne à ordures, mais ça va. Je vais parfaitement et correctement, merci de s’en soucier de temps à autres. J’apprécie grandement les courbes des gentes damoiselles pressées de prendre le bus. Leurs talons surdimensionnés caressent l’asphalte à coups saccadés. Ça me fait triquer. Allez savoir quel traumatisme de l’enfance se cache derrière cet excès de testostérone. N’imaginez pas les fantasmes qui se trament dans mon cerveau lorsque je vois ces grandes dindes s’agiter, ça vous brouillerez les neurones. Quoiqu’il en soit, j’aime tout autant le ciel et les nuages que les poitrines opulentes. Ça fait de moi un mec sain, non ? Je redécouvre le cinéma coréen aussi. C’est le pied. Sans escarpin, naturellement épuré ou outrageusement bariolé. Entre Hong-Kong et le voisin nippon, mais terriblement envoûtant de différence. Ajoutons dans le mixer une gousse de politique, nourri du schisme entre les deux Corées et du passé autoritaire du Sud, et vous obtenez ce que j’aime. Et puis les coréennes ont un fort capital de sympathie auprès de ma personne. Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, je ne suis pas une tante, ni un communiste.
Ah non, je n’ai pas parlé du communisme, tiens.

Les rouges, avec leurs marteaux, leurs chants patriotico-archaïques -merdiques, en sommes-, leurs faucilles, leur lutte paysanne, leurs outils des champs, leurs usines polluantes, leur populace affamée scandant le nom du leader, leur armée, leurs ogives nucléaires, leur économie socialo-démaguo-capitalist
e, leur complexe d’infériorité, leurs tuniques moches, … j’arrête là ? Hé, je vous vois venir. Je n’ai rien contre les Chinois. Ni contre les bourgeois socialistes de Shanghai. Ni contre leur appareil politique totalement corrompu. Ni contre leur JO qui puent la censure et la répression. La Chine c’est cool, et tout le monde profite de ce régime merveilleusement ingénieux. Une voie socialiste de marché. Fallait y penser, quand même. Mes respects à la matière grise qui a pondu ça. Il était bon, le gars. Il est peut être dans un cachot en train de cracher ses poumons sur de la paille humide à l'heure qu'il est. Mais on s'en fout, il était bon quand même. Quoiqu’il en soit, les chiens n’enculent pas que des chats, la moitié des Chinois doivent avoir une sacrée expérience anale. Une bottine militaire dans le fion, ça te détend le tube digestif comme il faut. Pas besoin de lubrifiant, ça passe comme un TGV Beijing-Tianjin. Et même pas besoin de rails.

Enfin bref, les banderoles des marxistes en puissance me font doucement rire. Les nazes du Nouveau Parti Anticapitaliste qui défilent feraient une drôle de tronche sur la place Tienanmen, face à des chars et des soldats moins douillés que les CRS. Parce que les cocos, faut pas croire que l’utopie égalitaire existe. Et puis quoi encore. L’Homme est trop pourri pour ça. L’oncle Lénine l’avait intégré, en bottant le cul des Blancs et en rebaptisant Saint-Pétersbourg. Tant que je tiens les couilles des buveurs de vodka, que je leur balance le droit à une économie de marché locale qui les fait survivre, que j’enfonce mon doigt ganté de fer dans les culs récalcitrants, tout ira bien dans le meilleur des mondes. Staline a copié la recette, en plus bourru. Où elle est ton égalité, pauvre connard ? À un endroit que la morale m’interdit d’évoquer. Ah non, je l’ai déjà cité précédemment. Mis à part ça, je nourris aucune attirance maladive pour le côté du derrière. Je suis parti dans une tirade anticommuniste qu’on me reprochera en me traitant de nazi, ça n’était pas prévu. Revenons donc à nos moutons. Je parlais de mes occupations bienheureuses. Du jazz et de Harry Bosch. Non ? Vous chercherez sur Google alors, vous avez qu’à être dans ma tête.

J’écris aussi. Pas que les lignes torturées de mon esprit. Des nouvelles. J’envisage la possibilité de fabriquer dans un futur plus ou moins proche l’alternative qui me conduirait à dessiner l’espoir d’imaginer quelque chose de moins court et de plus construit sur la longueur. Le problème du roman, c’est que la constance du style est primordiale. Une baisse de régime et hop, c'est la dégringolade. Une ossature du récit doit être mis en place, je ne suis guère fan, peut être même hostile à cette idée qui tuerait mon inspiration créatrice. Mais bon, j’aimerai quand même sauter le pas un jour. Ça ne m’empêche pas les personnages du monde de papier de venir visiter la caverne sous mon crâne. Y a de la place. On pourrait néanmoins me qualifier d’écrivaillon en mal d’inspiration. On peut d’ailleurs me qualifier de pleins de sobriquets. Ou on peut utiliser mon modeste patronyme comme insulte frivole dans les dîners. Si, ça se fait. Puisque je vous le dis. On me crache dessus de temps à autres. Mais j’ai un bon parapluie. Ça filtre. Pas les odeurs putrides de la trahison, par contre. Le progrès avance, mais pas à ce point. Parce que, mince, je n’ai plus beaucoup de potes. Quand les vôtres vous snobent comme si vous n’étiez qu’un vase Ming dans les cases de Tintin, votre vie sociale en prend un sacré coup sur la tronche. Mais ça ne me fâche pas outre mesure. Je suis très zen après tout. Heureusement pour moi. Si je ne le serai pas, mon Dieu les tartes que certains se mangeraient sévère dans les dents. Ils finiraient avec des excès de diabète dans le sang, c’est moi qui vous le dit. On partage un même RER, une même discussion, une même amitié et on se permet de vous poignarder dans le dos lorsqu’il est tourné vers ailleurs. On ne rentre pas dans un moule alors on est exclu comme un lépreux homosexuel d’une communauté qu’on croyait tolérante. Marrant, hein ? Si, c’est drôle quand on prend l’histoire de manière parfaitement posé. Ce que je fais. J’espère qu’ils ont honte de leur stupidité. Sinon, les pauvres. La pauvre, tiens, celle qui se croit maîtresse des arts, qui a «voyagé» partout et a tout vu, qui agrémente chacune de ses phrases de remarques d’une intolérance abjecte et, comble de la malchance, qui se croit ouverte d’esprit plus qu’il n’en faut. Qui juge reçoit les pierres qu’il envoie. C’est peut être de Jésus ça. C’est que je vais avoir les cathos au cul si ça continue. Allons bon, je me donne trop d’importance.

Allez, bonne nuit.

jeudi 25 juin 2009

Le retour du héros, c'est à dire moi.

Me revoici, me revoilà, après un ou deux mois d’absence peuplé pratiquement uniquement que de révisions. Oui, vous savez, cette mobilisation intellectuelle intense qui vous prive de bels après-midi ensoleillés. Vous restez dans votre chambre, plongé dans un bouquin de cinq-cents pages sur la dynastie impériale des Julio-claudiens, et dans un autre sur les victimes des deux guerres mondiales. Bien sûr, difficile de tenir son blog à jour dans ces conditions. S’ajoute à cela le fait que ma fac a été bloquée par les grèves. Du coup, pas ou peu de cours, mais… devinez quoi… des partiels à la fin du semestre quand même. Sympa, non ? J’ai donc passé mes épreuves (s’échelonnant sur tout le mois de Juin) jusqu’à mardi dernier (le 23), après trois dissertations (au total des matières) et une vingtaine de pages manuscrites. On peut donc enfin dire « ouf », sortir avec les copains, manger des glaces, chasser les rongeurs et bronzer au soleil. Ou glander devant son PC. Ou tenter d’écrire un polar (voyant lumineux sur ma tronche). Quoiqu’il en soit, les vacances, c’est bien. Pour ceux qui n’ont pas la chance d’en avoir, ma personne arrogante et méprisante vous dit « tant pis ». L’autre vous dit « good luck ! ».

Bien évidemment, j’avais d’autres chiens à fouetter que de regarder la nouvelle star jusqu’à la fin. Surtout que, bon, je n’éprouve pas trop de regrets en visionnant les prestations d’un chacun sur widéo. Sérieux, Soan fait des trucs inaudibles la plupart du temps et Leila… bon… pas ma tasse de thé, disons. Camélia-Jordana éliminée, Dalé éliminé, Madhi éliminé, Lary éliminé… où réside l’intérêt du télé-crochet ? Pour moi, nulle part. Ah oui, c’est donc Soan qui a gagné. Rarement un candidat m’aura fait changé d’avis aussi rapidement. Un coup brillant (les mots bleus), un coup arrogant et stupide (ses prises de bec avec Sinclair avec un échange d’un haut niveau intellectuel : Sinsin : « blabla sur le rock et critique de la prestation », Soso : « Ouais mais… c’est ptete parce que moi j’fais pas du rock, non ? ». Jamais Baltar n’avait vu autant de puérilité), un coup bon comme du papier hygiénique usagé (boys don’t cry), le chanteur du métro parisien ne brille pas dans la régularité. C’est un vainqueur bien pâle cette année. Grosse déception donc. La sélection devrait se faire plutôt sur le talent l’année prochaine.

Pour me faire pardonner de mon absence, voici une petite vidéo de Cédric Oheix, talentueux troisième de l’édition précédente :

dimanche 10 mai 2009

Nouvelle Star 2009/Prime 5 : Baltard doré


Mardi dernier, Julien Doré, le gagnant de l’édition 2007 du célèbre télé-crochet, venait promouvoir son alb… pardon, j’ai mal lu ma fiche… Je disais donc que Julien Doré, arrière petit neveu de l’illustrateur Gustave Doré, venait rendre une petite visite de courtoisie aux candidats pour les motiver et les préparer, histoire de servir au mieux la promotion de son alb… de servir au mieux l’épanouissement de nos têtes blondes et brunes. C’est vrai qu’à première vue, il y avait du boulot, notamment sur Damien, tétanisé par son trac devenu légendaire. Il est vrai que le cru de cette année n’est pas spécialement exceptionnel. Le jury est composé de « figures » connues du grand public (c‘est fait exprès), des professionnels (moui moui) qui parfois font de mauvais choix. Rappelons qu’avant d’être une émission musicale, la Nouvelle Star est un programme télé avec de grosses ficelles, qui a pour objectif de faire de l’audience et donc d’éliminer tel ou tel personne pas assez bankable ou pas assez originale. C’est à peu près acceptable si les quinze finalistes qui vont sur la scène de Baltard sont majoritairement bons. À mes yeux, la plupart ne transcendent pas. Fermons ici cette parenthèse et revenons à nos moutons. Ils sont sept, coachés par monsieur Doré, qui les accompagnera d’ailleurs sur scène, avec instrument.

Le prime débute avec « Wake me up before you go-go » de Wham, chanson chorale pas trop mauvaise même si les voix s’accordent parfois assez mal. Soan surfe sur un canapé. On est fou fou ce soir. Après cela, c’est la sculpturale Virginie Guilhaume qui fait son entrée après que les jeunes chanteurs aient été ovationnés. Elle annonce les membres du jury et… ô surprise ! Sinclair n’est pas là. Il est, paraît il, malade. C’est bien entendu faux, monsieur n’appréciant pas du tout Julien Doré, n’a pas souhaité se déplacer. Julien s’était, en effet, pointé lors des auditions au théâtre, en se faisant passer pour un candidat. Il n’avait pas eu l’air d’apprécier comme l’atteste cette déclaration dans Télé7jours : "Julien Doré s'est fait passer pour un candidat pendant les auditions. J'ai trouvé ça moyen. On était concentrés et l'autre arrive avec une connerie". Est-ce une raison pour « sécher » ?

¤ Damien s’essayera sur « wonderwall » d’Oasis. Pour Manoukian « lorsque Damien rencontre une chanson qui n’est pas dans son répertoire musical, il s’effondre totalement ». Il nous prouvera le contraire. Accompagné à la guitare par Julien Doré, il finit par se faire confiance et surprend en lâchant enfin ce qu’il a au fond de lui, malgré des faussetés dans les couplets. Sa voix au grain spécial lui permet de s’amuser avec son vibrato. Enfin il se dévoile. 3 bleus. Il fait donc l’unanimité. Lio « est trop contente », « le stress n’a pas eu le temps de monter ». André a eu « l’impression que le lion est sorti ». « Julien Doré lui a transmis une fièvre épileptique ». « Il le voit bien chanter avec des crocodiles à ses pieds ». Pour Manœuvre, il y a eu « révélation ».

¤ Lio est surprise par Leila depuis le départ. Manœuvre la trouve « habitée ». Et pour une fois, je l’ai trouvé convaincante sur « Frozen » de Madonna. Toute en retenue, ça se laisser savourer, surtout le petit côté orientalisant du refrain. C’est sympathoche. 2 bleus et 1 rouge. Fifi « n’a rien ressenti ». Lio « pensait qu’elle allait continuer et est restée frustrée mais a été embarquée ». André trouve qu’elle s’en est bien sortie. Leila s’en va, Julien récupère le micro en faisant semblant d’aider le staff technique. Il prévoit une petite surprise avec un membre du jury. Il laisse un premier indice : c’est une chanson.

¤ Le numéro 3 est Lary : il tente « I heard it through the grapewine » de .Marvin Gaye. Avant de passer, voyons ce que pense le jury de notre gros nounours : Lio trouve qu’il « a une voix exceptionnelle mais qu’il ne vole pas assez haut ». Philippe Manœuvre « trouve en Lary un très bon exemple de blanc qui peut chanter comme un noir ». « Il n’a pas transcendé » Dédé Manoukian. C’est pas mal, surtout grâce à la voix du chanteur mais on ne peut pas dire qu’il y est prise de risque. C’est même tout le contraire. Lary est à l’aise dans ses chaussettes mais n’envoie pas de réelle émotion. 2 rouges pour Manœuvre et Lio, et 1 bleu pour Manoukian. Ce dernier fait une métaphore montagnarde : « Lary est comme un skieur de l’extrême qui descend la piste et qui si il loupe, se vautre, il a fait un peu de hors piste mais a réussi ses passages des vibes hautes aux vibes graves ». Lio n’y est pas allé. Lary a fait de la chanson « un pétard mouillé ».

¤ Un petit duo « est-ce que tu viens pour les vacances » permet de confirmer le « démarrage » de Damien, qui accompagne Soan. Puis Julien Doré interprète son dernier single « First lady » (car il est là pour ça, après tout), tiré de son album « Ersatz », qui comporte, avouons le, de très bons morceaux. Ses chorégraphes sont inutiles, le garçon se suffit à lui-même et fait même les yeux doux à Virginie, visiblement toute émoustillée.

¤ L’ambiance redescend avec l’interprétation de Thomas. Après que Lio est rappelé « qu’il est le plus vrai des candidats », que Manœuvre est souligne son côté « chanteur pop à l’ancienne qui en veut », Manoukian s’interroge : « Est-ce que Thomas propose quelque chose de nouveau ? ». Visiblement pas. « Tu m’oublieras », c’est-ce qu’il décide d’interpréter. Ça fait très « chance aux chansons », ce programme antique qui fut diffusé du temps où Pascal Sevran était vivant. On peut surement aimer. Le jury, lui, a fait son choix. 2 bleus et 1 rouge. Lio « a adoré ». « Quand la chanson s’est finie, elle était vachement triste ». Manœuvre salue « la performance vocale ». André a vu « Thomas emmener la chanson chez Pascal Sevran ».

¤ L’erreur de choix de chanson de la semaine revient à… *roulement de tambour*… Dalé ! Et oui, le « mystère blue » au « parcours sans faute » pour Dédé et Lio, s’est tristement cassé la gueule en prenant un risque qui ne lui va pas du tout. « Ses capacités de showman » (Manœuvre) sont absentes, en congé maladie à l’image de Sinclair (ahahah !). Pour Fifi, « il faut qu’il y aille ! ». « Je suis venu te dire que je m’en vais » signifiera-t-il que Dalé va nous quitter à la fin du prime ? Alternant couplets parlés et refrains mollassons, le jeune homme n’est pas à l’aise, reste vissé sur son escalier. À vouloir faire quelque chose aux antipodes de ce qu’il sait faire le mieux, il n’ose pas tenter de faire exploser la chanson. C’est donc une prestation ratée. 3 rouges. Fifi félicite Dalé pour « avoir essayer ». « Gainsbourg jetait le truc au client », Dalé a « perdu le côté dramatique de la chanson ». Dédé « n’y était pas ». Pour Lio, il a « plombé la chanson ».

¤ Leila et Camélia Jordana font un truc moche sur « j’ai besoin d’amour » de Starmania. Après ce passage qui fait mal à mes oreilles, Soan promène ses pattes sur la scène avec « Alabama song » des Doors. Comme pour « boys don’t cry », je trouve ça inaudible. « L’enfant de la balle » (Manœuvre), le « plus grand interpète »(Lio), fait quelque chose de farfelu que certains apprécieront. J’ai trouvé sa voix épouvantablement horripilante, pour ma part, alors que je l’avais adoré la semaine dernière. Comme quoi, il n’est pas capable de tout chanter, et c’est très bien comme ça. 3 bleus. Lio « remercie » Soan. « Il a amener la chanson vers le théâtre beuglant » pour Manœuvre. Dédé avait l’impression d’être dans un film de Fritz Lang.

¤ « Le miracle » pour André, « au parcours le plus mature » selon Lio, c’est Camélia Jordana. « Des gens vont être totalement insensibles » à sa voix pour Manœuvre. Ouais !!! J’en fais parti. J’ai gagné un truc ? Non ? Ah. Bon. Quoiqu’il en soit, je n’ai pas trop aimé « j’ai attrapé un coup de soleil » à la sauce Camélia. C’est un peu mignon mais je trouve ça mollasson. Lio est en pleurs, sans voix. 3 bleus et les éloges d’un jury ensorcelé. Fifi trouvait la chanson « tarte » mais « salue la chanteuse ». Lio a été « super touchée ». André se sentait « frustré » et voudrait qu’elle « revienne à ses valeurs ». La phrase de la soirée lui revient : « J’avais envie d’être l’aigle qui fond sur la buse qu’elle venait de chanter », ce à quoi Fifi répond « t’es plein de métaphores ! ». André réplique : « C’est pas une métaphore, c’est une périphrase… ». Fifi : « Oh tu me fais chier Dédé »… « ça c’est une métaphore par contre », soulignera Dédé.

¤ Bon, la surprise Doré, c’est un duo avec Lio sur son titre « les bords de mer ». C’est… tremblotant. Le verdict tant attendu vient après ça. Et Lary nous quitte. Il est tout tristounet et pleure. On a envie de la prendre dans nos bras. Le nounours blond s’en va.

Les prestations de Damien, Lary, Thomas, Camélia Jordana et Leila.

Patrick Dewaere : bientôt 27 ans


« Le pauvre mec, il est mort à 35 ans. 35 ans ! Tu t’rends compte de la perte ? Quelle époque de con ! Claquer pour un rien ! »

Cette réplique, sortie d’un film de Bertrand Blier, « Préparez vos mouchoirs », se serait révélée anodine si elle n’était pas sortie de la bouche de Patrick Dewaere, et si, 4 ans plus tard, en 82, ce même Patrick Dewaere ne mourrait pas en se tirant une balle dans la tête, dans son appartement parisien, à l’âge de… 35 ans. Parfois, la vie se retrouve à saupoudrer certains destins d’une ironie un peu glauque. Patrick est un acteur immense, bouillonnant, trop innocent pour ne pas croire à sa sincérité à l’écran. J’emploie le présent parce que malgré sa mort, à travers les films qu’il a tourné, il vit, il ne peut pas s’empêcher de vivre, puis continuer à s’agiter dans nos cœurs. Je l’ai vu pour la première fois dans Coup de tête (1979), qui restera un de mes grands classiques, au côté d’Apocalypse Now et de la Grande évasion. Puis dans les Valseuses (1974) et Série noire (1979) où il crève l’écran avec son air un instant arrogant, l’autre d’après pétillant, puis clown triste. C’est un peu ce qu’il est d’ailleurs, d’une violente émotion, prêt à aller jusqu’au bout, habité par une vraie fureur de vivre.

Né en 1947, il a tourné dans une quarantaine de films, connus les louanges du public, fut qualifié parfois de meilleur acteur de sa génération, sans pour autant jamais gagner une seule récompense. Trahi par son ami journaliste, Patrick de Nussac, à qui il avait révélé son mariage prochain, rapidement ébruité, il avait été victime du boycott des médias après avoir « mis son poing sur la figure » du journaliste. Le 16 juillet 1982, alors qu’il s’apprêtait à tourner pour Claude Lelouch dans une adaptation de la vie de Marcel Cerdan, Dewaere se donna la mort. Le lendemain, Patrick Poivre d’Arvor annonçait le décès du comédien sur Antenne 2. C’était un Grand qui partait, dernière boutade d’un enfant terrible…ment prometteur.



Une interview de 79, à l’occasion du festival de Cannes :

samedi 9 mai 2009

Nothing Compares 2 U, mais en hawaiien


J'ai découvert cette chanson dans Forgetting Sarah Marshall (en version québécoise), une comédie à l'humour parfois navrant, mais assez sympathique pour un mercredi pluvieux. On connaissait (ou pas) la version de Sinead O'Connor, chanteuse irlandaise torturée et aux cheveux régulièrement rasés, moins celle de Coconutz et de son leader vocal, Daniel Ho. Intitulé "‘A’ohe like me ‘oe", le morceau refait découvrir ses charmes dans cette très jolie langue, lui donnant un parfum toujours autant tragique, mais avec un petit brin d'air des îles, lointain et irrésistible.

‘A’ohe like me ‘oe

E lau nā hola, e lau nā lā
I kāohi ‘ia kou aloha
‘Auana i ka pō, hiamoe i ka lā
I kāohi ‘ia kou aloha
I ha’alele aku ‘oe, i kuakahi au
Pau ‘ākoakoa i nā hoa ā pau
‘Ai a ma’ona, e inu a kena
Akā na’e
Akā lu’ulu’u nā waimaka (no ka mea )
‘A’ohe like
‘A’ohe like me ‘oe

Ua mehameha au i ka pō
Me he manu kani ‘ole
E hakuko’i nei i ka pu’uwai
E ō mai, ‘aihea ka hewa
E halihali ana i mau ‘aikane, akā
He hali’a wale no iā ‘oe
Na ku’u haku i mālama ia’u
E ho’oku’u ka na’au
E ho’ole’a a lawa
E ho’ola ke kino
Akā (na’e)
‘A’ohe like
‘A’ohe like me ‘oe


Nā kumula’au i kanu ‘ia i ke kīhāpai
E kali ana i kou ho’i mai
Nipo ninipo i ka ‘ena aloha
Pela ka ‘ano’i ma ka pu’uwai (no ka mea)
‘A’ohe like
‘A’ohe like me ‘oe
‘A’ohe like
‘A’ohe like me ‘oe
‘A’ohe like
‘A’ohe like me ‘oe

Pour l'entendre, voici ce lien.

dimanche 3 mai 2009

Nouvelle Star 2009/Prime 4 : Soan sort du lot


Soan, c’est cet étrange personnage qui porte des jupes, se maquille, a une barbe sale et un style bien à lui. Qualifié par Sinclair de « bossu de Notre Dame » lors des épreuves du théâtre, il a pourtant fait ses preuves dés sa première prestation sur scène en reprenant « le vent l’emportera » de Noirs dés’. C’était marin, intense. Il y avait un truc chez ce garçon qu’on avait pas chez les autres, bien lisses en comparaison. Pourtant, je l’ai trouvé moyen lors du second et troisième prime. On peut le dire, il a salopé bien comme il faut « boys don’t cry ». N’est pas Robert Smith qui veut. Même si il assure avoir pris beaucoup de plaisir avec cette chanson, chez moi, ça n’est absolument pas passé. Je n’avais qu’une envie, que ça s’arrête. Mais ce soir, Soan a percuté les spectateurs et le jury de plein fouet. À mes yeux, il a signé, non pas la meilleure prestation de la saison, mais la plus intense émotionnellement parlant. J’en avais des frissons. Sa voix éraillée percutait les cœurs.

Enfin, restons lucides, si des candidats comme Dalé et Soan transcendent Baltard, les autres à côté font pale figure en restant bien neutres et bien insipides. Cette soirée « dance floor » était donc sous le sceau du grand écart entre ceux qui savent pourquoi ils sont là et ceux qui semblent encore s’interroger. Est-ce que le jury a fait son travail correctement dans le choix des quinze finalistes ? Est-ce que le public aurait du sauver au premier prime des éléments plus prometteurs et penser avec leurs oreilles plutôt qu’avec leurs hormones (le cas Yoann) ? Le niveau cette année n’atteint guère des sommets, hélas. Et on peut déjà penser que le trio final se ballade déjà dans les têtes des téléspectateurs.

¤ Une Virginie Guilhaume toute en beauté rejoint les candidats après le tube disco, « Born to be alive », interprété par les concurrents, en chemise blanche et cravate noire. Un joli méli mélo de voix pas trop en osmose. Le premier à s’élancer est, comme pour le dernier prime, Madhi, sur « Always on the run » de Kravitz. Lenny de son prénom est une star de 44 ans à la carrière bien remplie de rock, jazz, blues, pop et même reggae. Difficile de repasser derrière un tel personnage. Notre sympathique candidat s’attèle donc à la tâche avec entrain et bonne humeur, ce qui semble le caractériser. Les notes sont justes, il est assez à l’aise sur la chanson et semble prendre son pied. La chanson en elle-même n’est pas vectrice d’émotion intense donc c’est un job tranquille et sympathique que Madhi nous fait, avec sa voix toute particulière. 3 bleus. « Il a chanté comme un lucifer avant la chute » pour André. « Il a une voix de grillo ». Il lui a évoqué « un paradis perdu ». Philippe a trouvé que Madhi avait « funkisé » le titre. « Cça n’est pas Madhi » selon Sinclair qui lui a mis un rouge.

¤ Thomas veut la jouer naturel et sautillant, comme il l’est en vrai. Il veut être sincère, comme Lio l’aime et comme Manœuvre, Manoukian et Sinclair ne l’aiment pas. Pourtant le « maniac » qu’il entreprend de chanter est assez faiblard et ne transporte pas sur la piste de danse. La voix de notre coiffeur n’est pas dans le tempo, ce qui pour ce type de chanson est une faute grave. S’ajoute à cela une légère fausseté et des gestes inutilement « grande folle ». 3 rouges et un bleu. Lio « ne comprend vraiment pas » l’avis de ses camarades. « Il a une candeur », « il a choisi une chanson qui lui ressemble ». Fifi a vu « du KARA-Oké ». Il n’a pas vu « quelque chose de pensé ». André voit Thomas comme « le pire des années 80 ».

¤ Dalé, Camélia Jordana et Thomas chantent ensemble « Tchi cum-bah » de Superbuss. Après ce trio pas terrible du tout, on retourne a la compétition avec Damien. Ce Droopy qui a l’air d’être « depuis trois ans en psychanalyse » plaît beaucoup à Manoukian qui ne lui a jamais mis un rouge depuis le début de l’aventure. Il y a des débuts à tout comme vous le constaterez. Quoiqu’il en soit, le doyen de l’émission, aussi terrorisé qu’une vierge effarouchée, fait le pari de chanter Marc Lavoine avec « les yeux revolvers ». À part sa voix spéciale et son stress, le garçon n’a pas grand-chose à apporter à la chanson plus que culte. On l’a senti mal à l’aise, s’embrouillant un peu dans les paroles à la fin. 2 bleus 2 rouges. André n’a pas eu d’émotion. La phrase de la soirée lui revient : « Pour moi ta Ferrari était embourbée dans un champ de maïs ». Fifi a vu Damien « s’excuser » de chanter. Lio était prête à se faire « prendre » quand il voulait.

¤ L’horreur de la soirée, c’est Leila qui va la commettre avec « Wannabe ». J’essaye de trouver d’autres mots que « merde » et « bouze » pour qualifier son « travail » mais j’ai beau chercher, je ne trouve pas. Nulle utilité de s’étaler, la jeune fille est totalement fausse, elle beugle au lieu de chanter, esquisse toujours les mêmes pas de danse, s’excite inutilement pour provoquer une pseudo envie de danser qui ne vient pas. On a l’impression d’être un petit vieux dans une maison de retraite qui subit un programme télévisé de merde sans pouvoir baisser le volume ou éteindre. C’est triste pour les oreilles. Comment peut-elle sembler contente de ce qu’elle a fait ? 2 bleus et 2 rouges. Manoukian « salue la performance ». Bah voyons. Il rabaisse le groupe original pour encenser la demoiselle. Sinclair l’a vu « s’essouffler ». Lio ne connaît pas de chanteurs qui ne s’essoufflent pas. Fifi a eu de « la pitié ».

¤ Le second trio, « Nougayork », avec Damien, Lary et Madhi, n’est pas mauvais. « Snoopy » est plus à l’aise et révèle bien plus efficacement sa voix qu’en solo. Quant à Lary, il revient sur scène après cela pour affronter l’avis du jury avec « À l’encre de tes yeux » de Francis Cabrel. Je ne suis pas fan du tout mais la voix est belle et parfaitement juste. On sent le conservatoire. Néanmoins, on ne peut pas dire qu’elle nous transporte sur ce titre. Et les cris de la sœur du candidat ne me feront pas changer d’avis. 1 rouge et trois bleus. Pour Sinclair, « il a mis de la soul ». André voyait « un nègre albinos », personnage sacré en Afrique ? Et bien non. Comme l’illustre ce massacre de 25 albinos en Tanzanie depuis mars 2008. Dédé devrait se taire parfois.

¤ Camélia Jordana ne se sent plus. Elle croit les affirmations du jury comme quoi sa voix se marie avec toutes les chansons. Mais bon sang que de bêtise ! D’accord, elle a seize ans, mais quand même. Il faut pas non plus croire tout ce qu’on dit à la télé. Elle reprend « Womanizer » de Britney Spears, l’ancienne lolita à moitié junkie. Autant elle chantait parfaitement bien Carla Bruni, autant ici, son interprétation est parfaitement mauvaise. C’est laid et ridicule, c’est tout ce que je trouve à dire. Je trouve difficilement compréhensible qu’on aime, sachant ce dont elle est capable de faire sur autre chose que cette daube. Belle image : dans le public, un petit garçon se bouche les oreilles. 4 bleus. « Envoûtante » selon Sinclair. « C’est la performance de la soirée » pour Fifi. Mon cul oui. L’éloge se poursuit avec André et Lio, cette dernière trouvant l’interprétation « parfaite ».

¤ Un petit duo : « laisse mes mains sur tes hanches » d’Adamo, pour Soan et Leila. C’est mignon, étonnement grâce à Soan. Celui-ci va s’attaquer aux « mots bleus » de Christophe. Dieu sait qu’il va surprendre. Il veut « continuer à être sincère ». Dés les premières notes, on est transporté. La voix éraillée transperce, ses hésitations bouleversent, les paroles prennent tout leur sens et parcourent nos neurones puis la colonne vertébrale, faisant frissonner d’émotion. Soan vit sa chanson et on la vit avec lui. J’étais dans ce square avec lui à attendre une fille qui sortait de la mairie. C’était juste sublime. LA prestation de la soirée. La vraie, la pure, celle qui touche. Pas besoin « de longs discours futiles » comme le souligne la chanson. Le public est réceptif et ovationne le chanteur. 4 bleus. Lio ne trouve rien d’autre à dire que « les mots bleus, quoi ». C’était »immaculé et très très beau ». « C’est à s’arracher la tête » pour Manœuvre si Soan n’est pas là la semaine prochaine. « Toute la France attendait ça ». André l’a vu « transcender le genre ». Pour lui il a « un magnétisme incroyable ». Sinclair est content d’avoir changé d’avis sur lui et trouve que « cette émission sans lui, ça n’aurait pas été la bonne ».

¤ Le passage des candidats se termine avec Dalé, le fils de la soul, qui reprend « What’d I say » de Ray Charles. Comme chaque mardi, le jeune homme fait le show est magnifiquement bien. Il est parfait dans son style et dans ce qu’il fait, au cœur de son royaume vers lequel il nous fait voguer. Il interpelle le public, le fait chanter, soulève la foule, danse et fait vivre la chanson. 4 bleus évidemment. André « n’a pas trouvé facile », cette reprise, même si ce genre lui colle à la peau. Lio l’a vu « mettre de la terre et de l’Afrique » dans ses chansons. Fifi remercie le groupe et Dalé qui a fait preuve de « réalisme » et veut un James Brown de sa part. Sinclair a aimé « le show » Dalé.

À Philippe de rappeler une maxime du rock : « ce n’est pas eux le chanteur, un jour c’est le public qui va choisir », avant que maître Nadjar ramène sa carcasse pour révéler le candidat qui s’en va. Virginie, particulièrement magnifique dans sa robe noire, annonce un à un les « sauvés ». Puis vient le suspens entre les deux derniers, Madhi et Leila. Hélas, c’est Madhi qui quitte l’aventure. Il remercie en professionnel le public, le jury et tout ceux qui l’ont soutenu. Damien et Leila sont en pleurs. Julien Doré sera là mardi prochain.

Dalé : http://www.tictacflo.com/dale-what-d-i-say-ray-charles
Soan : http://www.tictacflo.com/soan-les-mots-bleus-christophe
Camélia Jordana : http://www.tictacflo.com/camelia-jordana-womanizer-britney-spears
Leila : http://www.tictacflo.com/leila-wannabe-spice-girls
L'éliminé de la soirée, Madhi : http://www.tictacflo.com/mahdi-always-on-the-run-lenny-kravitz

vendredi 1 mai 2009

1905 : spectacle de Dieudonné

Bon, j’entends déjà les prélats de la colère crier : « Oh ! Il apprécie un spectacle de cet être abjecte et antisémite ! ». Clarifions donc les choses. En premier lieu, je tiens à préciser qu’en aucun cas, je soutiens ou ne soutiens pas ce personnage publique. Deuxièmement, Dieudonné, humoriste avant d’être sujet des joutes politiques, est avant tout anti communautariste. Pour faire simple, il ne conçoit pas un état au service de telle ou telle communauté ethnique, religieuse, culturelle, … Il est certain qu’un trop plein de communautarisme engendrerait un risque vis-à-vis de la liberté individuelle ou bien la laïcité, cette dernière étant le thème du spectacle (1905 : loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat). C’est donc avec ce point de vu qu’il attaquait, plus ou moins violemment, et singeait les attitudes des différentes ethnies, religions,… à travers une palette de personnages. Et puis, c’est un clown, ne l’oublions pas. Il a pour objectif de nous faire rire, oui, mais aussi de poser des questions essentielles, des questions qui lui paraissent appropriées pour faire avancer des débats qui lui tiennent à cœur. Secouer la populace, en somme. Ses récents propos sur le sionisme* et ses prises de parti assez extrêmes au niveau politique montrent les dérapages possibles qu’engendre son « jusqu’auboutisme ». Il est comme ça, Dieudonné. Je ne veux pas revenir sur sa vie politique. Ça, je m’en branle.

Je suis tombé de toute façon par hasard sur son spectacle (sur youtube), et l’ai regardé comme ça, sans arrière pensée. Le résultat, c’est que j’ai rigolé. Alors bien sûr, il pastiche le juif avec sa rolex, mais également le chinois, l’arabe, le noir, la mère chrétienne, le curé et même le raciste, assis dans la salle qui se moque de ce « café au lait, enfin… un arabe ». Par ses personnages, qu’il tourne en ridicule, par son propre personnage (Dieudonné se met en scène en coulisse, cela fait parti du spectacle) dont il se moque également, le garçon nous fait rire. Il défend ses idées, on adhère ou pas, mais il fait rire, et c’est là où est son talent. Je suis d’accord avec lui sur un point au moins, celui de la laïcité, débat qu’il amène intelligemment. Il pousse le bouchon parfois très loin, mais bon sang, c’est son job ! Il heurte les gens qu’il vise et c’est l’objectif. Et il fait rire tout en faisant réfléchir. On est assez grand après pour pouvoir faire la part des choses sur les débat qu’il évoque (le problème de la laïcité dans les établissements scolaires par exemple), et ses opinions personnelles.

Pour que vous vous fassiez votre idée sur la question :











Et en prime, voici un interview de Bruno Solo sur son ancien ami Dieudonné :